L’électrification rurale : des innovations pour un avenir plus juste et plus durable
Des sources officielles indiquent qu’en 2023, 675 millions de personnes dans le monde n’avaient pas (et nous pouvons en déduire qu’elles n’ont toujours pas) accès à l’électricité et qu’environ 2,3 milliards de personnes utilisaient des combustibles nocifs pour cuisiner. À titre de comparaison pour nous aider à comprendre l’ampleur du problème, l’Europe comptait la même année 742 millions de personnes. Imaginons donc un moment que la quasi-totalité de notre continent soit privée d’accès à l’électricité.
L’objectif 7 des Objectifs de développement durable des Nations Unies pour 2030 (Énergie propre et d’un coût abordable) semble, à ce stade des années 2020, difficile à atteindre. Cependant, nous pouvons nous attaquer à la crise énergétique mondiale à condition de promouvoir correctement les énergies renouvelables et d’améliorer l’efficacité énergétique.
C’est dans cette optique que s’est tenue en septembre dernier la cinquième édition de la conférence S-@CCESS sur les technologies solaires et les mini-réseaux hybrides, à laquelle nous avons assisté et pu découvrir deux innovations qui pourraient marquer un tournant décisif pour faciliter l’accès aux services énergétiques modernes dans les zones rurales du monde qui sont aujourd’hui les plus démunies

CEGASA Energy présente à S-@CCESS
Les 4, 5 et 6 septembre, Marta Inchaurraga (responsable de la distribution de lithium-ion) a participé à la cinquième édition de S-@CCESS. Cette conférence est très prisée, et environ 140 personnes de plus de 36 pays y ont participé.
La thématique transversale de S-@CCESS est de montrer les possibilités qu’offrent les technologies solaires et les solutions d’énergie renouvelable décentralisées pour fournir des services énergétiques modernes à plus d’un milliard de personnes dans les zones rurales à travers le monde. Un catalyseur pour améliorer la qualité de vie des foyers, stimuler la productivité des PME, améliorer les services publics et répondre aux crises dans certaines communautés déplacées.
Pendant ces trois jours, de nombreux sujets ont été abordés : les mini-réseaux hybrides, l’électrification rurale, les différents types de technologies, l’exploitation et la maintenance des installations existantes… Les deux principales innovations étaient la cuisine à l’énergie solaire (Solar Electric Cooking) et les systèmes de réfrigération des aliments fonctionnant à l’énergie solaire stockée dans des batteries (Cold Rooms).
Solar Electric Cooking : une alternative véritablement révolutionnaire
L’expansion rapide de l’énergie solaire photovoltaïque en Afrique a déjà transformé la vie de millions de personnes, mais elle n’a pas encore eu tout l’impact qu’elle peut avoir sur un grand nombre de foyers, en transformant également leurs cuisines.
Grâce aux progrès de la technologie solaire, il est désormais possible de recourir à la Solar Electric Cooking, une technologie fonctionnant à l’énergie solaire pour une cuisine propre, c’est-à-dire sans polluer l’air à l’intérieur de la maison, en réduisant les gaz à effet de serre et la déforestation (puisqu’aucun bois n’est utilisé). Une solution innovante qui permettra de cuisiner à tout moment de la journée et indépendamment des conditions météorologiques.
Pendant S-@CCESS, des ateliers pratiques ont été organisés, au cours desquels, en plus de cuisiner avec la technologie solaire, nous avons pu goûter à la qualité de leurs créations.

Des Cold Rooms pour maintenir la chaîne du froid
Les Cold Rooms sont des chambres froides de type conteneur qui permettent de conserver les aliments en bon état sans interrompre la chaîne du froid, quelle que soit la température extérieure. Elles fonctionnent grâce à l’énergie solaire captée par des panneaux, avec un système de stockage dans des batteries et un régulateur de charge, qui régule le flux d’énergie pour assurer une alimentation constante du système de refroidissement.
Ces chambres froides innovantes représentent une formidable opportunité d’améliorer la vie de milliers d’agriculteurs africains, de vendeurs sur les marchés, de pêcheurs… Ils pourront en effet y stocker leurs produits dans des conditions parfaites, réduire les pertes alimentaires, augmenter leurs revenus et, en même temps, stabiliser les prix sur le marché local.
Outre leurs nombreuses applications dans l’agriculture et la pêche, les Cold Rooms peuvent également être utilisées dans le secteur des soins de santé, pour conserver des vaccins, des médicaments et d’autres équipements médicaux qu’il serait difficile de maintenir en bon état dans les zones rurales.
CEGASA s’engage pour l’électrification rurale
Être des acteurs engagés dans la création d’un avenir plus juste et plus durable fait partie de la mission de CEGASA, et nos actions ne se limitent pas à participer à des événements. Cette semaine, nous avons donc reçu l’équipe technique de la principale société de production et de distribution d’électricité du Ghana, Volta River Authority (VRA), dans le cadre du projet Volta Lake Islands, qui consiste en 5 micro-réseaux destinés à l’électrification rurale dans des zones reculées.
Les ingénieurs de VRA ont reçu une formation complète sur la mise en service et la maintenance des systèmes de stockage EBick Pro, qui ont été installés l’été dernier, permettant à de nombreuses familles de bénéficier d’une énergie propre grâce à la technologie de batteries développée par CEGASA.

Conclusions
En résumé, nous devons continuer à prendre des mesures concrètes en faveur de l’électrification des zones rurales. Et mettre en marche des systèmes innovants comme la Solar Electric Cooking et les Cold Rooms solaires, des solutions innovantes et durables pouvant contribuer à résoudre les problèmes de préparation et de réfrigération des aliments dans les zones rurales et difficiles d’accès, et ainsi améliorer la sécurité alimentaire, réduire les pertes et renforcer l’économie locale.
*Selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie, de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables, de la Division de statistique des Nations unies, de la Banque mondiale et de l’Organisation mondiale de la Santé.